Bayard

Pierre du Terrail (Château de Bayard, Dauphiné 1476)(Rovasenda, Milanais 1524)

Introduction

Pierre du Terrail, dit Seigneur de Bayard, fait partie de ces personnages historiques dont l'existence exemplaire a donné naissance à une légende qui a traversé les siècles. La perpétuation de ses actes d'éclat et de sa grande bravoure fut assurée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Maille, qui a raconté sa vie sous le titre : " Très joyeuse, plaisante et récréative histoire du Chevalier Bayard ".
La personnalité et la vie de Bayard sont toute entières résumées dans la célèbre formule Chevalier sans peur et sans reproche qui est parvenue jusqu'à nous.

Les du Terrail étaient une famille de nobles dauphinois, qui, depuis cinq générations, avait vu périr quatre de ses membres dans la guerre de cent ans. Un certain art de vivre et de mourir, et un sens aigu de l'honneur étaient donc des valeurs essentielles de cette famille.

Sa vie

Pierre du Terrail naquit à Pontcharra vers 1476.

Jeune page, il commença à s'entraîner dans les tournois, puis, de 1494 à 1524, Bayard s'illustra pendant trente ans sur tous les champs de bataille. Il fit " merveille d'armes " dans de nombreux affrontement liés aux guerres d'Italie, sous Charles VIII. Il participa à la bataille de Fornoue (1494) et à la difficile expédition des Pouilles, avant de s'illustrer de manière décisive en 1504 à la fameuse défense du pont de Garigliano. L'attention bienveillante d'Anne de Bretagne lui permit d'être introduit à la cour en 1505. En 1507, il força le passage des Apennins devant Gênes, et tente en 1510 d'enlever le pape Jules II. Blessé en 1512 à Brescia, il fut recueilli par un gentilhomme dont il sauva la maison du pillage et la femme du déshonneur. A Marignan, en 1515, pour le " grandement honorer ", François 1er voulu prendre " l'ordre de chevalerie de sa main ". En 1521, il défendit Mézière contre les troupes de Charles Quint. Revenu dans le Milanais, sous les ordres de Bonnivet, tandis qu’il couvrait la retraite de l’armée française, il fut mortellement bléssé par un espagnol près de Rovasenda. Il s’éteignit le 29 avril 1524.